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Agora à l´Ambassade de l´ Irlande à Bratislava

                                                                           

 

La délégation d´Agora, association civique slovaque supportant la démocratie directe (membre d´EUDemocrats)  a été reçue le 24 juin par la chargée d´affaires de l´Ambassade de l´Irlande à Bratislava, Mme Hilda Ó Riain. La délégation a été menée par M Peter Kopecky, représentant d´Agora auprès des EUDemocrats. Ont également fait partie de la délégation: M František Pálka, vice-président d´Agora, Melle Barbora Forgachova, étudiante, M Andrej Wertlen, étudiant.

M Kopecky a évoqué avant tout le référendum sur le traité de Lisbonne, effectué le 12 juin 2008 en Irlande. Il a félicité les Irlandais pour avoir pu décider librement par une forme démocratique sur une question de principe qui regarde leur avenir. Une telle mesure démocratique, concernant les traités de Nice et de Lisbonne,  n´existe pas en Slovaquie. Les deux traités ont été automatiquement ratifiés par le Parlement slovaque, en réduisant les citoyens aux simples observateurs.

M Palka a ajouté qu´Agora n´est pas contre l´Union européenne mais contre les élites bureaucratiques et contre les phénomenes qui empêchent les citoyens de participer aux affaires publiques. „Les institutions européennes se multuplient comme des champignons après la pluie, mais elles ne prennenet pas en compte les opinions des citoyens des Etats nationaux. Si les referenda étaient organisés dans tous les pays-membres, aucun ne serait en faveur du traité de Lisbonne ...  Cela dépend, bien sûr, aussi des conditions constitutionnelles à savoir si un seuil de 50% de participation est imposé ou pas. En Slovaquie, un seuil de participation de 50% est obligatooire.“

L´Irlande devrait devenir un exemple non seulement pour les citoyens d´autres pays mais aussi pour les hommes politiques ...

Un seul référendum a été valable en Slovaquie, celui sur l´entrée du pays dans l´Union européenne en 2004. M Palka a cependant exprimé ses doutes personnels sur sa légalité.

 

M Kopecky a précisé qué le référendum de 2004 a été officiellement valable et validé par la suite par le Parlement slovaque. Mais certaines circonstances ont démontré les pratiques astucieuses violant le moratoire. Le jour du référendum les mairies d´autour de Bratislava ont été sommées par le gouvernement de s´adresser par les hauts-parleurs aux citoyens pour que ceux-ci se présentent aux urnes ... à savoir le taux de participation n´atteignait vers midi que 20 % ...

A présent la Slovaquie est dominée par une partocratie dont les proportions bureaucratiques dépassent le mal famé parti communiste. A savoir, sous les communistes, en Slovaquie il y avait 500 000 membres du parti  communiste soit 10 % de la population. Aujurd´hui il y en a à peu près 100 000 ce qui représente 2 % ... Exemple le plus  éloquent: un parti nationaliste qui est au gouvernement ne dispose que de 1 900 membres ...

Etant donnée la situation, l´association civique Agora va se transformer bientôt en un  mouvement politique. Son but est d´entrer au Parlement  européen. A côté de ses supporteurs Agora s´adressera surtout aux maires indépendants qui représentent environ 27% en Slovaquie. M Kopecký a souligné qu´Agora a d´intenses contacts avec les mouvements qui font partie d´EUDemocrats et en même temps suit de près les activités de la fondation Libertas (familles catoliques irlandaises).  M Kopecky a  finalement sollicité à la chargée d´affaires un contact d´ une asociation civique irlandaise partageant les buts d´Agora.

 

Mme Hilda Ó Riain, chargée d´affaires, a mis en relief les idées suivantes:

 

L‘Irlande est un excellent exemple de la démocratie directe. Le principe de référendum est  ancré dans la Constitution depuis 1937.

Le gouvernement de l‘Irlande dont Mme Ó Riain est représentante est déçu par les résultats du référendum sur le traité de Lisbonne. Le gouvernement cependant considère la décision comme démocratique et respecte ses résultats.

D´après le gouvernement irlandais le traité de Lisbonne apporterait plus de démocratie. C´est pourquoi il supporte la ratification du traité de Lisbonne dans tous les autres pays. Après la déception initiale le gouvernement irlandais analyse les causes du „non“. Les premiers sondages démontrent qu´assez de cityoens ont dit „non“ surtout à cause des réalités qui ne figuraient même pas dans le traité de Lisbonne. Le gouvernement cherche, en même temps, les solutions appropriées pour l´avenir car l‘Irlande sera apparemment un seul pyas à dire „non“ au traité de Lisbonne. Les referenda sont valables en Irlande sans prendre en compte le taux de participation. 

Quant au contact sollicité, l´Ambassade de l‘Irlande n´a pas dans son porte-feuille de travail de mises en contact des associations civiques  à but politique. Mme la chargée a quand même promis de s´intéresser si un homologue existe dans ce sens. Mme la chargée d´affaires  informera sa centrale du contenu de l´entretien.

 

 

 

Le référendum irlandais est un art du possible. Agora slovaque s´en est inspirée et veut participer aux élections au Parlement européeen en juin 2009. La discussion portée a l´Ambassade de l´Irlande a fait voir les pôles opposés de l´officiel, du gouvernemantal, du poli d´une part et du personnel, du civique et du réel désirable d´autre part ...

 

 

Peter Kopecký, représentant d´Agora auprès d´EUDemocrats